Fin décembre, la plupart des vélos sont au garage. Les nôtres sont sur la remorque. Le Valais est le canton le plus sec de Suisse, et les versants sud du bas de la vallée gardent une terre sèche et roulante bien après la fin officielle de la saison.
C'est toute l'idée des journées Solstice d'hiver : les jours les plus courts de l'année, la plus belle lumière de l'année, et un objectif de 5'000 mètres de descente pendant que les autres attendent le printemps.
Pourquoi le Valais roule encore fin décembre
Deux choses rendent ça possible. La vallée est sèche, donc le sol ne se transforme pas en soupe comme ailleurs à cette période. Et l'adret du bas de la vallée est assez bas et bien orienté pour que la limite de la neige reste largement au-dessus des sentiers qu'on utilise.
C'est une fenêtre météo et pas une garantie, et c'est précisément pour ça que ces journées sont guidées. La vallée se choisit dans les jours qui précèdent, pas des mois à l'avance, et si la fenêtre se referme la journée se déplace.
Le défi : 5'000 mètres quand le jour dure huit heures
En juin, on peut se permettre d'être large avec le temps. En décembre, non. L'objectif reste les mêmes 5'000 mètres de descente, avec à peu près la moitié de la lumière pour les faire, donc les rotations sont calées à la minute et le bus repart pendant que tu enlèves encore tes gants.
C'est la journée de shuttle la plus efficace de l'année, et c'est aussi celle où être prêt à neuf heures compte vraiment.
La lumière, la vraie raison de venir
Fin décembre, le soleil ne monte jamais haut. Il rase la pente toute la journée au lieu de tomber à la verticale, l'air est clair et froid, et la vallée entière ressemble aux deux bonnes heures d'un soir d'été, étirées de neuf heures du matin jusqu'à la nuit.
Ceux qui viennent une fois pour le défi reviennent pour ça. Les photos de ces journées ne ressemblent pas à celles de juillet, et le pilotage non plus.
Le froid, et ce qui change dans le sac
Le shuttle d'hiver n'est pas le shuttle d'été avec une veste. Ce qui compte vraiment :
- Des couches que tu peux enlever dans la montée. Tu auras froid dans le bus et chaud deux minutes après le départ de la descente, à chaque rotation, toute la journée.
- Les mains. C'est ce qui termine les journées d'hiver plus tôt que prévu. Des gants chauds pour les descentes, une paire sèche de rechange, et des leviers réglés pour ne pas serrer plus que nécessaire.
- Des verres clairs. Soleil rasant et forêt à l'ombre dans la même descente, et avec des verres teintés la deuxième moitié devient une devinette.
- Un éclairage, si la journée finit tard. Certaines journées Solstice se terminent par une descente dans le noir, et ce n'est pas une contrainte, c'est le meilleur moment.
- Quelque chose de chaud dans une gourde isotherme. Personne n'a jamais regretté celle-là.
Ce que ça donne vraiment
Nous avons fait cinq jours d'enduro en Valais en plein hiver, run de nuit compris, et nous avons tout raconté. Ce récit est la version honnête, météo comprise.
Prix, dates et journées privées
Même structure que le reste de la saison : 95 CHF en guidé avec un guide certifié, l'assistance mécanique, le vélo de rechange et les photos, ou dès 45 CHF en self-guiding si ton groupe sait déjà ce qu'il veut. Pendant les fêtes, le code XMASRIDE donne 20 % de réduction sur l'inscription aux journées Solstice d'hiver.
Une journée privée pour ton propre groupe se construit partout en Valais, hiver compris, et c'est souvent la meilleure option en décembre parce qu'un petit groupe avance plus vite dans une journée courte.
Les dates sont en ligne. Ce qu'il y a à bord et guidé ou self-guiding couvrent le reste.
Chris




